Il est vrai qu’une éolienne, ça fait tourner la tête. Au point d’attraper un coup de pale.
L’éolien industriel représentera, en 2012, une quotité de 2% des vecteurs de production d’électricité.
En Allemagne, pays éolien par excellence, E.ON Netz a fait calculer par la Technische Hochschule d’Aachen que le taux de substituabilité de l’éolien vis-à-vis du thermique est de 6,5%.
Autrement dit, seulement 6,5% de l’éolien installé est capable de se substituer au thermique polluant.
Sachant que la production d’électricité est responsable de 20% des émissions de gaz à effet des serre (GES), quel est alors en Belgique le pouvoir dépolluant de l’éolien industriel ?
Allons-y : 2% x 6,5% x 20% = 2/100 x 6,5/100 x 20/100 = 260/1000000 = 26 cent millièmes !
Est-il est raisonnable alors de croire que l’éolien est LA solution contre le réchauffement climatique ?
Si vous répondez oui à cette question c’est que le coup de pale a fait son effet.
Continuons notre petit exercice. Les GES en Belgique sont de 143Mt CO2eq/an.
Donc nos 26 cent millièmes représentent 26/100000 x 143000Kt = 37,18 Kt/an.
Sachant que notre pays compte 5048723 voitures particulières qui font 40km/jour en moyenne et qui polluent, à raison de 345g/km, 1 jour sans voiture représente 345g/km x 40km/j x 5.048.723 =70Kt/j.
Conclusion : un seul jour sans voiture représente une réduction de C02 qui est le double de celle de l’ensemble de l’éolien industriel pendant un an !
Dussé-je paraître macho, je préfère qu’une jolie fille me fasse tourner la tête plutôt qu’une putain d’éolienne.