La prolifération
http://ventderaison.com/proliferation.html
Grâce aux différents projets déjà réalisés ou en cours d'élaboration, les objectifs assignés pour la production d'énergie renouvelable seront largement atteints.
D'après le rapport du 11-07-2005, " Les nouveaux quotas applicables à partir du 1er janvier 2008 " de la Commission wallonne pour l'énergie, à l'horizon 2012, cinquante sites d'éoliennes seront en activité avec une puissance nominale de 311 MW, alors que 200MW étaient requis et une production de 753 GWh/an, alors que seulement 370 GWh/an sont imposés, soit près du double de ce qui est demandé.
Dans le même ordre d'idée, le site WEB de WindVision (un promoteur parmi tant d'autres) se vante de ses projets en cours de réalisation à Bièvre Pont Marck, Estinnes, Floreffe, Momignies, Leuze en Hainaut. Pour ce seul promoteur, cela représente déjà 52 éoliennes, 161 MW de puissance installée et une production de 338,89 GWh/an ; soit pratiquement le quota demandé à l'horizon 2012 (370 GWh/an)!
(cliquez sur les ronds bleu pour retrouver les noms des sites)
Si l’on y prête attention, chaque jour amène une information sur l’un ou l’autre projet de parc éolien en Wallonie, que ce soit pour une réunion d’information, une inauguration ou une enquête publique.
Si l’on se donne la peine de rassembler ces données, on constate que chaque zone géographique de chaque région de Wallonie est concernée par un projet qui aura comme conséquence irrémédiable la modification d’un site ou d’un paysage, jusque là naturel ou du moins campagnard, en une emprise industrielle lourde, vu les masses et les techniques mises en œuvre!
Prenons l’exemple d’un inventaire sur un petit bout de territoire en Condroz-Famenne (proche des parcs éoliens de Fosse-la-ville, Purnode et Houyet) :
- Plateau de Sovet : projet de 6 éoliennes.
- Achêne : Expansion du zoning industriel, centrale électrique et lignes HT.
- Crête de Pessoux : projet de 6 éoliennes.
- Crête de Corbion-Ychippe : projet de 6 éoliennes.
- Chevetogne : 1 éolienne.
- Crête de Buissonville : Tour-mât de Belgacom.
- Forzée : Mesures de vent en étude à Rochefort.
- Plateau du Gerny : Projet de 10 éoliennes sur Humain-Marloye…
Ici, sur un rayon de 10 km, chaque crête de chaque plateau, vierge il y a 10 ans encore, sera marqué par une emprise industrielle !
Le débat n’est pas : faut-il de l’énergie renouvelable, mais bien : une écologie ne doit pas en détruire une autre.
Il faut d’éviter autant que possible le massacre systématique et généralisé des paysages, il est indispensable d’exiger de la région un PLAN d’implantation GENERAL et DIRECTEUR, selon l’étude des besoins et des possibilités de l’énergie éolienne, de l’inventaire des parcs déjà existants et indépendamment de la carte « secrète » des sites paysagers protégés…
C’est le rôle citoyen de nos associations de réclamer cette information, selon le droit légal à l’information du citoyen.
Prions donc pour que ce plan existe, sinon nous devrons sérieusement accuser nos mandataires pour incompétence grave et pour destruction inadéquate du patrimoine paysager.
Raoul Hubert,
Membre de l’Association pour la sauvegarde des Paysages Ardennais.
Action Tellin/Bure
19 décembre 2007
un projet éolien privé n'est possible que si les propriétaires fonciers contactés sont consentants
alors que l'emprise au sol est minime, le propriétaire foncier reçevra 3.000 euros/éolienne/an pendant 20-25 ans. il faut savoir que 3.000 euros, c'est l'équivalent du loyer annuel de 12 hectares de terre agricole, difficile de refuser sauf, si par goût des beaux paysages et respect de ses voisins, on est prêt à ne pas courir après l'argent...
L'exploitant agricole reçoit 2.500 euros/éolienne/an (c'est plus que la valeur d'une excellente récolte de blé sur un hectare). Cette somme s'ajoute aux 3.000 euros si l'agriculteur est propriétaire de sa terre ; s'il est locataire, elle le dissuade d'un recours vis-à-vis de son propriétaire si d'aventure il refuse la décision de son propriétaire
Ces sommes, en déconnection complète de la réalité agricole, sont un véritable "arrosage", un intéressement à une activité industrielle alors que les contraintes liées aux zones classées "agricoles" demeurent pour les riverains, sans qu'ils ne touchent un franc
Ils ont souvent de bonnes raisons. Le lobby des éoliennes, souvent proche de celui du nucléaire, a bien fonctionné en proposant aux maires de petites communes de nouvelles recettes. Ils ont installé des éoliennes en dépit du bon sens. Des champs d'éoliennes dans des friches industrielles ne choqueront personne. Mais lorsque l'on sacrifie des paysages magnifiques, je comprends qu'il y ait des réactions. Ces lobbys ont réussi à dresser des écologistes contre les éoliennes. »
Malheureusement bon nombre de candidates et candidats ECOLO dans nos régions, sont clairement inféodés à l’éolien terrestre, tels que
- Christina Dewaerdt, tête de liste ECOLO à la Région Wallonne pour l’Arrondissement ARLON/MARCHE/BASTOGNE ; Non seulement elle soutient clairement « Vents d’Houyet », abominable secte qui exploite le sentiment émotionnel des populations en utilisant des enfants dans ses campagnes de propagande, qui détient pas moins de 11 projets articulés sur 44 appareils dans le Sud du Sillon Sambre et Meuse, mais elle regrette également l’existence de contraintes aéronautiques mettant un frein à l’éolien dans cette belle province.
Elle souhaite clairement « réduire les contraintes aériennes afin de favoriser l’éolien » . Son attitude est clairement criminelle et irresponsable, je ne souhaite nullement sombrer dans l’alarmisme, mais si elle préfère un jour voir un malheureux pilote entrer en collision avec les chères éoliennes qu’elle défend (ce que nous ne souhaitons en aucun cas), elle aura certainement des comptes à rendre.
Si elle se prend pour le Ministre de la Défense, pourquoi se présente-t-elle à la Région ? - Patrick DUPRIEZ, Echevin ECOLO à CINEY, tête de liste à DINANT-PHILIPPEVILLE pour la région, qui s’est illustré par un total déni de démocratie, en témoignant d’un véritable mépris envers les 444 personnes ayant signifié un avis clairement défavorable (488 lettres de désapprobation ) au projet éolien de PESSOUX (CINEY), alors que le nombre d’avis favorables se limitait royalement à … une seule lettre, envoyée peu après la première réunion d’info, et aucune lors de l’Enquête Publique.
- Marie-Paule LERUDE, 4ème suppléante dans l’Arrondissement de DINANT-PHILIPPEVILLE, coordinatrice de l’Académie du Vent, appuyée par « Vents d’Houyet », qui veut répandre la propagation éolienne dans toutes les communes, TOUJOURS LES MEMES.
- Olivier Jadoul, tête de liste ECOLO à la région pour l’Arrondissement de Neufchâteau-Virton, Echevin de la Mobilité (vous avez bien lu !) à NEUFCHATEAU, unique chef lieu d’arrondissement du Royaume dépourvu de dessertes TEC en Week-end, même plus un service régulier le samedi matin, supprimé depuis fin décembre 2006 (ligne 413), alors qu’il véhiculait tout de même quelques ménagères.
Pour un échevin de la mobilité, il peut franchement aller se coucher !!! (il détenait déjà ce poste au cours de la législature communale 2000-2006) et n’a absolument rien fait.
NOUS DEVONS CLAIREMENT FAIRE BARRAGE A CES GENS !
Règle d'affichage
Avis d’enquête publique : les administrations communales affichent un avis au minimum 5 jours avant le début de l’enquête.
Cet avis est imprimé en lettres noires sur fond jaune et a une dimension d'au moins 35 dm².
Il est affiché à la maison communale, aux endroits habituels d'affichage et à quatre endroits proches du lieu où le projet doit être réalisé, le long d'une route. L’avis reste affiché pendant toute la durée de l'enquête. Cet avis contient notamment :
- dates de début et de fin de l’enquête ;
- les jours, heures et lieu où toute personne peut consulter le dossier ;
- le nom et les coordonnées de la personne responsable de l'organisation des rendez-vous ;
Art. D.29-7 à D.29-19 du Code de l’Environnement; art.7 à 13 de l’AGW« procédure » du 4 juillet 2002